BIGCrunch/Marienbad

Ecran tissé (dim : 150 x 1200 cm)/ LADAM le film (support video, durée 1h44)

BIGCRUNCH _ Marienbad

«L’année dernière à Marienbad» explore un espace à la fois intérieur et extérieur ; celui du labyrinthe qu’est le jardin à la française comme celui intérieur du château aux modulations baroques infinies. Il s’affiche comme une dé-construction  mentale plus que visuelle,  avec des schémas narratifs qui se tissent, se superposent et se déplient.
Ce que Alain Resnais met en scène est aussi ce que nous retenons comme expérience de dé-construction de la vision jusqu’au commencement du voir. Le principe dynamique de cette proposition particulière pourrait se formuler ainsi : «Si l’on ne supprime pas tout, si l’on ne fait pas le noir complet, le peu qui reste revient… et d’une certaine façon, revient en entier.» extrait texte B. Cier. C’est la traduction visuelle que nous voulons donner à la phrase du joueur de Marienbad qui, parlant de sa pratique du très vieux Jeu de Nim dans le film de Resnais, assure : «Je peux perdre, mais je gagne toujours».
Donner à voir est une expérience à multiples facettes, un «multicouches» que nous tentons d’explorer. Ce travail est  proche de celui réalisé au CHNO-XV20s. Il est constitué d’une combinaison d’unités qui mêlent  :
-une traduction intégrale du film qui garde la trace du format imposé par la matérialisation dans le textile mais projeté en grande dimension.
-une installation dans l’espace de déroulés textiles déposées sur des structures découpées (version spatiales de photogrammes clés prélevés dans le film référence).  Ces textiles-écrans comparables à de grands leds défilants expérimentent dans cette définition les rapports de l’image cinématographique et du texte.

BIGCrunch/Marienbad  (PDF- FR)
BIGCrunch/Marienbad (PDF-E)